Le rêve et les grandes religions.



3 - Le rêve et les grandes religions :
A - Le judaïsme : [*]
    Avant d'aborder le judaïsme, il est important de noter chez les égyptiens la première tentative de création d'un monothéisme.
Akhénaton tente d'imposer le culte d'Aton, personnification du disque solaire, en en faisant le dieu unique de l'égypte. Ce culte ne durera que 18 ans environ.
    Pourtant, c'est bien l'option du monothéisme qui sera retenue par les tribus qui fuyaient l'Egypte sous la direction de Moïse.

Akhénaton.

              a - La Kabbale : [*]


Ménorah.
    Les dieux humanisés de l'époque grecque, dieux aux pouvoirs limités que nous pourrions comparer aux comtes et barons de notre moyen-âge, prennent alors la caractéristique du chef de tribu qui concentre tous les pouvoirs...
    Le Dieu unique devient l'esprit qui inspire, légifère et décide du présent et du devenir de ses sujets !...
    Mais comment cet esprit qui dirige depuis son trône céleste, transmet-il ses ordres ? Il semble que ce soit là la fonction du rêve !

Selon Zohar I, 183b, "rien ne se matérialise dans le monde qui n'ait été d'abord révélé à une personne dans un rêve"
Même si c'est Dieu qui souffle la solution, c'est l'homme qui l'entend en se souvenant de son rêve.

et Zohar I 251b, "les édits de la Cour Céleste sont d'abord montrés aux enfants de l'homme dans les rêves, ensuite après un court laps de temps, les choses arrivent".
    Il est à nouveau suggéré la nécessité d'être "enfant" pour comprendre les rêves. Et il est également suggéré l'idée, que même si l'homme est incapable de le discerner, tout ce qui se matérialise dans le monde peut être perçu grâce à une « intelligence » à laquelle l'homme n'a pas directement accès. (Peut-on attribuer à cette « intelligence » le fait que lors du tsunami du 29 décembre 2004, aucun animal mort n'a été retrouvé, comme si les animaux, et entre autres les éléphants, avaient pu anticiper l'événement?).
    Toujours est-il que le rêve est décrit comme l'aboutissement d'un processus interieur qui inclut la perception et l'analyse de la situation. Reste au rêveur la responsabilité de la mise en application de son rêve.

"Le Créateur nous a modelé afin que la part divine de notre âme puisse être d'une certaine manière détachée de ses liens physiques durant le sommeil. Les aspects supérieurs de l'âme sont élevés et séparés du corps". (Rabbi Moshé Chaïm Luzzatto, La Voie de Dieu, III1:6)
    La partie de notre âme dont nous avons perdu conscience et que nous avons à découvrir est détachée de nous, et pourtant c'est cet aspect qui s'avère le plus important.
C'est là tout le paradoxe du rêve : c'est cette partie supérieure qui nous anime, mais nous la rejetons parce qu'elle est incompatible avec notre raison. D'où la difficulté de comprendre un mécanisme qui a été tronqué...
L'homme possède donc une âme qui se présente sous deux aspects :
    - un aspect supérieur qui nous échappe,
    - et un aspect inférieur lié à la conscience du quotidien.
    Nous retrouverons cela plus tard, d'une autre manière, lorsque l'"Esprit" symbolisera le positif, et le corps sera chargé de tous les aspects négatifs.
L'être humain perd de plus en plus son unité.

"L'information elle-même (...) se mêle avec les autres pensées, désirs et phénomènes physiques qui en perturbent la transmission." (Rabbi Moshé Chaïm Luzzatto, La Voie de Dieu, III1:6).
    Parfois l'information est vraie, mais elle peut aussi être altérée, selon la source de ces informations.

    D'ailleurs, selon le talmud : "il n'y a aucun rêve qui n'ait une part de mensonge en lui".
Mais alors ?... Quelle est la valeur du rêve ?...

    Toujours d'après le talmud (Berakhot 55b), "il y avait du temps du Second Temple, 24 interprètes des rêves qui en faisaient leur profession. Un jour Rabbi Binah'ah eut un rêve et il se rendit chez chacun des interprètes afin d'en connaître la signification. Les 24 interprètes donnèrent une signification différente".

    Cela pourrait signifier que les 24 interprétations étaient fausses. Toutefois, Rabbi Binah'ah relate ensuite que les 24 interprétations se réalisèrent toutes. Cela signifie donc que le rêve s'est accompli en 24 modalités différentes dans la vie de Rabbi Binah'ah.

Deux possibilités nous sont suggérées ici...
    - l'interprétation est variable suivant l'interprète, ce qui fait naître un sérieux doute sur la validité de cette interprétation...
    - mais si toutes les interprétations sont justes, cela signifie peut-être que le rêve a un caractère polyvalent, pouvant s'inscrire sur plusieurs niveaux de compréhension (ce que nous verrons ultérieurement).



    Contrairement aux simples clés des songes, il est tenu compte du sujet comme support qui oriente le rêve :
"Lorsque l'âme d'un homme qui dort s'élève, s'il est un pécheur alors son âme est rejetée dans le lieu des forces et puissances du mal" (Zohar III, 222b).
    C'est justement ce que nous allons retrouver dans les rêves : celui qui commet sans cesse des erreurs est toujours confronté à des rêves difficiles. L'aspect initiatique du rêve n'est pas abordé ici : mais à partir de la constatation que le rêve reproduit les situations du quotidien, on pourrait en déduire que c'est au sujet de trouver, seul, sa voie dans le rêve, et de revivre sa « faute » jusqu'à ce qu'il en ait trouvé la solution.

    D'autre part, le rêve est lié à la santé, qu'elle soit physique ou mentale. De la racine du mot, "chalam" (rêve), provient également le mot "hachlama" qui signifie santé.

Dans la kabbale, les rêves sont répartis en trois catégories :
    - la première partie concerne les événements liés à l'"ego".
    - la deuxième partie concerne le "Moi". L'inconscient est projeté sur l'écran de "Yessod" durant le sommeil afin que l'attention de l'ego soit éveillée à ces problèmes
    - la troisième catégorie est nommée prophétique.


    Mais comment contrôler ou déclencher ces rêves si importants pour l'homme ? Trois méthodes sont décrites.
        - L'exemple :
    Joseph le Tsaddik, fils de Jacob, dit "Joseph le juste", celui qui est capable de pardonner et qui sait renoncer à tout son vécu quand il constate que celui-ci le mène dans un impasse, nous a montré sa capacité à "lire" les rêves (cf : coran 12-43, genèse 41-18 : les sept vaches belles et les sept vaches maigres Le songe de Pharaon).
    Ne serait-ce pas là une indication ? Ne serait-il pas nécessaire avant tout d'intégrer l'acte juste dans sa vie pour accéder à ce à quoi on ne peut accéder? ...être en premier lieu juste dans chacun de ses actes, puis pardonner, c'est-à-dire ne pas épuiser son énergie à revenir sans cesse sur les traumatismes du passé.
        - La prière :
    Cependant, bien que Joseph ait montré la voie à suivre (c'est-à-dire l'acte juste et le pardon), c'est la prière cabalistique qui va être le processus mental employé pour entrer en contact avec les sphères dites supérieures, détachées pendant le sommeil.
La parole remplace l'action.
        - L'émotion :
    Une troisième méthode consiste dans un processus que l'on pourrait qualifier d'émotionnel. C'est le « pleur mystique », qui permet d'accéder à la conscience ou à la révélation prophétique...
« Accroissez vos lamentations, tandis que les portes des larmes ne sont pas fermées et que les portes supérieures vous sont ouvertes » (MS Oxford 1706, fol. 494b).
Il est donc suggéré d'effectuer un retour vers ses émotions pour atteindre leur source.
Les larmes représentent en effet un retour à l'enfance et aux émotions qui surgissent spontanément lorsqu'on ressent très fort quelque chose.
Oublier l'esprit du texte pour s'en tenir au pied de la lettre peut conduire à des comportements inadaptés. Peut-on remplacer les larmes de tristesse par des pleureuses professionnelles ?

    Que retenir maintenant de tout cela ?
    Tout d'abord, une part de notre âme dont nous avons perdu conscience s'est détachée de nous, et c'est elle qui inspire le rêve.
Paradoxalement, elle est indissociable de notre vie quotidienne. Nos rêves correspondent donc à ce que nous sommes dans la vie.
    Cependant , il est possible de savoir ce qui se passe en nous durant les rêves en appliquant des règles qui ne sont pas celles de notre raison.
La compréhension des rêves n'appartient pas au monde des adultes dont la pensée a subi l'influence sociale. Pour accéder à cet univers il est nécessaire d'avoir conservé son âme d'enfant.
    Les émotions sont, elles aussi, primordiales pour faire parler l'inconscient ! N'est-ce pas l'enfant qui peut le mieux laisser sa sensibilité s'exprimer ?
Les adultes qui manquent d'attention à eux mêmes et aux autres vont y accéder par le rêve : ainsi, la personne rencontrée le matin qui nous a paru en bonne santé, va se révéler malade dans le rêve. Le rêve nous révèle la réalité dont nous n'avions pas eu conscience.

    Avant d'entamer le paragraphe sur l'Ancien Testament, récapitulons l'évolution de la divinité au cours des siècles.
Les multiples sensations, celles des premiers hommes, liées à la réalité de la vie naturelle, ont perdu leur spécificité. Les images concrètes vont devenir des symboles. Cette symbolique de la représentation du monde va évoluer (rappelons-nous l'évolution du signifié « poisson » dans l'écriture chinoise – « Les portes du monde intérieur » fig 35).
La nature instinctive, qui s'exprimait de façon concrète dans l'art rupestre, va s'effacer progressivement dans la religion égyptienne, laissant la place à des hybrides où l'animal et l'humain s‘interpénètrent.
L'animal disparaîtra complètement chez les Grecs pour aboutir à des dieux anthropomorphes, puis à un Dieu unique qui, selon les cas, ne pourra plus être représenté ou le sera de manière anthropomorphe.

Devenu pur Esprit, ce Dieu unique devient inaccessible à tout autre que ses élus.


              b - L'Ancien Testament :


Grotte à Qumran.
    L'Ancien Testament, livre commun au judaïsme et au christianisme, apporte de nouveaux éléments en ce qui concerne le rêve :

- Les spécialistes :
    Dès la Genèse, on voit que la capacité de décoder les songes est dévolue à des magiciens ou des sages. Le commun des mortels n'y a pas accès !

    Genese 41:2 : Et voici, sept vaches belles à voir et grasses de chair montèrent hors du fleuve, et se mirent à paître dans la prairie.

    Genese 41:3 : Sept autres vaches laides à voir et maigres de chair montèrent derrière elles hors du fleuve, et se tinrent à leurs côtés sur le bord du fleuve.
    Genese 41:4 : Les vaches laides à voir et maigres de chair mangèrent les sept vaches belles à voir et grasses de chair. Et Pharaon s'éveilla.

Genèse 41:8 : Le matin, Pharaon eut l'esprit agité, et il fit appeler tous les magiciens et tous les sages de l'égypte. Il leur raconta ses songes. Mais personne ne put les expliquer à Pharaon.
Personne n'est capable de répondre.

Seul Joseph le juste semblerait en être capable !
Genese 41:16. Joseph répondit à Pharaon, en disant : "Ce n'est pas moi ! c'est Dieu qui donnera une réponse favorable à Pharaon".
Mais ce n'est pas le devin qui donne l'explication, c'est Dieu lui-même (c'est-à-dire la partie inaccessible en soi).

    Nous pouvons retrouver le même thème dans d'autres passages de ces textes anciens :
Daniel 2:27. Daniel répondit en présence du roi et dit : "Ce que le roi demande est un secret que les sages, les astrologues, les magiciens et les devins, ne sont pas capables de découvrir au roi".

Daniel 2:28. "Mais il y a dans les cieux un Dieu qui révèle les secrets, et qui a fait connaître au roi Nebucadnetsar ce qui arrivera dans la suite des temps. Voici ton songe et les visions que tu as eues sur ta couche".

    Nous pourrions traduire aujourd'hui : "ce n'est pas ma raison ! C'est autre chose en moi, auquel je n'ai pas directement accès, qui donne la réponse".
C'est en effet ce que nous appelons aujourd'hui "notre inconscient" qui se charge de susciter un rêve lorsque nous dormons, et qui nous en souffle le sens après notre réveil.
    La raison seule ne peut trouver le sens du rêve : elle ne peut qu'être à l'écoute de l'inconscient.

Toutefois, puisque les anciens nommaient cette partie dotée de pouvoirs "Dieu", nous lui conserverons ce titre.


- L'origine des rêves :
    Les rêves viennent des différentes activités de la journée ou des jours précédents :
Ecclésiaste 5:3 Car, si les songes naissent de la multitude des occupations, la voix de l'insensé se fait entendre dans la multitude des paroles.
    Les songes sont issus des actes, la parole, elle, est le propre de l'"in-sensé", c'est-à-dire celui qui ne ressent pas.

    Bien avant Freud, les rêves sont aussi le fruit de nos désirs, besoins, manques :
Esaie29/8 : "Comme celui qui a faim rêve qu'il mange
Puis s'éveille l'estomac vide
Et comme celui qui a soif rêve qu'il boit
Puis s'éveille, épuisé et languissant "


- Le souvenir des rêves :
    Beaucoup de rêves sont oubliés ainsi, Nabuchodonosor a oublié le songe qui venait pourtant de Dieu.
Daniel 2:3 : Le roi leur dit : "J'ai eu un songe ; mon esprit est agité, et je voudrais connaître ce songe".
Daniel 2:4 : Les Chaldéens répondirent au roi en langue araméenne : "O roi, vis éternellement ! dis le songe à tes serviteurs, et nous en donnerons l'explication".
Daniel 2:5 : Le roi reprit la parole et dit aux Chaldéens : "La chose m'a échappé ; si vous ne me faites connaître le songe et son explication, vous serez mis en pièces, et vos maisons seront réduites en un tas d'immondices"
.

    Mais il s'en souviendra lorsque Daniel lui en donnera l'explication sans toutefois avoir connaissance du rêve.
Daniel 2/47.Le roi adressa la parole à Daniel et dit : "En vérité, votre Dieu est le Dieu des dieux et le Seigneur des rois, et il révèle les secrets, puisque tu as pu découvrir ce secret".

    Ainsi cette partie de soi dont l'accès est si difficile possède la connaissance de toutes choses : celui qui l'écoute posséderait même la connaissance intuitive de ce que ressentent ses semblables.
Si nous résumons cet épisode, même celui qui n'a pas la sagesse peut la recevoir en rêve. Mais, au réveil, sa conscience normale va en perdre le souvenir.
Cette connaissance peut cependant être retrouvée.

Ainsi, ce qui a été oublié par la raison demeure accessible râce à une perception intuitive, c'est-à-dire par ce que l'on ressent.
    Toutefois, il est sous-tendu dans ce texte que le rêve n'est pas indispensable : la sagesse suffit pour accéder à la connaissance. (Daniel n'a pas eu besoin de connaître le rêve pour saisir intuitivement de quoi il s'agissait, et savoir le traduire. Nous pourrions dire qu'il lui a suffi de percevoir la personnalité du rêveur!).

- Dieu parle au travers des songes :
Job 33:14. Dieu parle cependant, tantôt d'une manière, tantôt d'une autre, et l'on n'y prend point garde.
Job 33:15. Il parle par des songes, par des visions nocturnes, Quand les hommes sont livrés à un profond sommeil, Quand ils sont endormis sur leur couche.
Job 33:16. Alors il leur donne des avertissements Et met le sceau à ses instructions,
Job 33:17. Afin de détourner l'homme du mal Et de le préserver de l'orgueil,
Job 33:18. Afin de garantir son âme de la fosse Et sa vie des coups du glaive.


Il s'adresse parfois à des prophètes.
Nombres 12:6.Et il dit : "écoutez bien mes paroles ! Lorsqu'il y aura parmi vous un prophète, c'est dans une vision que moi, l'éternel, je me révélerai à lui, c'est dans un songe que je lui parlerai".
    Dieu peut donc guider au moyen des songes. On pourrait affirmer cela autrement : les songes constituent la parole d'un « guide intérieur » capable de nous conseiller. Ce n'est donc pas celui qui censure ses rêves ou les oublie qui pourra avoir accès à ce guide.

    Il parle aussi à ses élus après s'être révélé à eux :
Genèse 28:12. Il (Jacob) eut un songe. Et voici, une échelle était appuyée sur la terre, et son sommet touchait au ciel. Et voici, les anges de Dieu montaient et descendaient par cette échelle.

L'échelle de Jacob.
    Mais il ne dédaigne pas les simples mortels :
Genèse 41:1. Au bout de deux ans, Pharaon eut un songe. Voici, il se tenait près du fleuve..

    Par contre, si on ne suit pas ses conseils et qu'on se révolte contre "Lui", il peut aussi nous punir. Ce que, dans la perspective de notre étude, on peut exprimer ainsi : si l'on va à l'encontre de ce que l'on ressent, la physiologie du corps n'est plus respectée. On ne peut qu'en subir les conséquences !
Deutéronome 13:5. Ce prophète ou ce songeur sera puni de mort, car il a parlé de révolte contre l'éternel, votre Dieu, qui vous a fait sortir du pays d'égypte et vous a délivrés de la maison de servitude, et il a voulu te détourner de la voie dans laquelle l'éternel, ton Dieu, t'a ordonné de marcher. Tu ôteras ainsi le mal du milieu de toi.
    Seule la voie juste, c'est à dire la voix du ressenti, doit être écoutée.

- La compréhension des rêves :
Ecclésiaste 5:2 « Ne te presse pas d'ouvrir la bouche, et que ton coeur ne se hâte pas d'exprimer une parole devant Dieu ; car Dieu est au ciel, et toi sur la terre : que tes paroles soient donc peu nombreuses ».
Ecclésiaste 5:3 "Car, si les songes naissent de la multitude des occupations, la voix de l'insensé se fait entendre dans la multitude des paroles".
La façon d'utiliser les rêves réclame l'écoute plutôt que la parole.



- Pourquoi sont-ils inaccessibles?:
Esaïe 29:13 Le Seigneur dit : "Quand ce peuple s'approche de moi, Il m'honore de la bouche et des lèvres ; Mais son coeur est éloigné de moi, Et la crainte qu'il a de moi n'est qu'un précepte de tradition humaine".
    Si Dieu a un reproche à faire, c'est qu'on ne lui parle pas avec des mots venant du coeur : car seul compte ce qui est ressenti, alors que le poids de la tradition [*] nous éloigne du plus profond de nous même.
    Le véritable ressenti se passe de mots, il est indicible.

Dans le rêve, parler est le rôle de Dieu, agir est l'attribut de la raison.


    Quoi de neuf dans l'Ancien Testament?
Il se confirme tout d'abord que :
    - les songes sont issus des actes.
    - les rêves sont aussi le fruit de nos désirs, besoins, manques.
    - celui qui n'a pas la sagesse va oublier le rêve.
    - la connaissance du rêve n'est pas nécessaire pour accéder à son interprétation.

    C'est au travers des songes qu'un guide ("Dieu" en l'occurrence) nous parle.
Ce guide peut nous libérer, mais il peut aussi nous punir (rappelons-nous que le rêve est lié à la santé).
Nous parler est le rôle de "Dieu", agir en conséquence est l'attribut et le devoir de la raison.
Paradoxalement, le langage de la parole n'est pas le langage de "Dieu".
Nous pourrions dire alors que le langage de l'inconscient n'a rien à voir avec le langage de la raison.

La peur de l'inconscient est une peur, transmise au cours des âges (grâce à la tradition), de contenus jugés dangereux pour la société.

Deux remarques :
    Comme le dit Joseph le juste : "la solution n'est pas celle de ma raison, mais elle vient d'un lieu auquel je n'ai pas accès directement".
Comment pourrait se faire cet accès ? Par le silence, les actes justes, et le pardon.

    Les songes sont issus des actes . La parole elle-même ne permet pas de ressentir.



Dieu cesse d'être représenté.
Dieu et l'homme ne parlent pas le même langage : l'un guide, l'autre doit écouter.
L'inconscient et la raison ne possèdent pas le même langage : l'un nous fait ressentir, l'autre devrait agir en conséquence.


B - Les grandes religions (L'islam) : (suite)