Les capacités de l'enfant.


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1 - Les prémices de la conscience :

Royaume de cieux :
Il va de soi que nous ne prendrons pas ici ce terme dans son sens religieux, mais dans son sens métaphorique, c'est à dire « vivre heureux »

La place de l'enfant dans la Bible et les évangiles :

1 - L’enfant dans le monde biblique :

Dans l’Ancien Testament, l'enfant, et en particulier le garçon, est toujours un don de Dieu. Il valorise le père , et ce n’est pas tant la naissance que la fécondité qui est source de joie pour la mère : en effet, pour les femmes israélites, la stérilité est source de honte, et la fécondité est le moyen d’exister sous le regard de l’homme.
Ps 127,3 « Voici, des fils sont un héritage de l'Éternel, Le fruit des entrailles est une récompense ».
Gn 30,1 Lorsque Rachel vit qu'elle ne donnait point d'enfants à Jacob, elle porta envie à sa soeur, et elle dit à Jacob : Donne-moi des enfants, ou je meurs !
1 Sm 1.11Elle fit un voeu, en disant: Éternel des armées! si tu daignes regarder l'affliction de ta servante, si tu te souviens de moi et n'oublies point ta servante, et si tu donnes à ta servante un enfant mâle, je le consacrerai à l'Éternel pour tous les jours de sa vie, et le rasoir ne passera point sur sa tête.
Lc 1,24.25 Quelque temps après, Élisabeth, sa femme, devint enceinte. Elle se cacha pendant cinq mois, disant : C'est la grâce que le Seigneur m'a faite, quand il a jeté les yeux sur moi pour ôter mon opprobre parmi les hommes.


Ainsi, si l’absence d’enfant est une honte, l’enfant n’est pas idéalisé. Au contraire, dès sa naissance, il participe au péché collectif.
Il manque de jugement (1 Co 14,20 : Mes frères, ne soyez pas des enfants pour ce qui est du jugement ; pour ce qui est du mal, soyez des enfants, mais pour ce qui est du jugement, soyez des adultes. ).
Et il doit être sévèrement éduqué : Proverbes 13.24 « Qui ménage son bâton hait son fils, mais celui qui l'aime s'applique à le corriger»;
Proverbes 22.15 La folie est attachée au coeur de l'enfant ; le bâton de la correction l'éloignera de lui.


Siracide 30.1-13 Education
1 - Celui qui aime son fils lui donne souvent le fouet, afin de pouvoir finalement trouver sa joie en lui.
2 - Celui qui élève bien son fils en tirera satisfaction, parmi ses connaissances, il sera fier de lui.
3 - Celui qui instruit son fils rendra jaloux son ennemi, et, devant ses amis, il sera radieux à son sujet.
4 - Si le père succombe, c’est comme s’il n’était pas mort, car il laisse après lui quelqu’un qui lui ressemble.
5 - Durant sa vie il s’est réjoui à le voir et au moment de mourir, il n’a pas eu de regrets.
6 - Il laisse quelqu’un qui le vengera de ses ennemis, et rendra aux amis la reconnaissance qu’il leur doit.
7 - Celui qui gâte son fils devra panser ses blessures, et, au moindre cri, ses entrailles seront bouleversées.
8 - Un cheval indompté devient intraitable, et un fils laissé à lui-même devient impossible.
9 - Cajole un enfant, et il te causera des surprises, joue avec lui, et il te contristera.
10 - Ne ris pas avec lui pour n’avoir pas à souffrir avec lui ; tu finiras par t’en mordre les doigts.
11- Ne lui laisse pas de liberté pendant sa jeunesse.
12 - Meurtris ses reins tant qu’il est enfant ; sinon, devenu rétif, il ne t’obéira plus.
13 - Eduque ton fils et travaille à le former pour n’avoir pas à subir l’affront d’une conduite honteuse.


Pour résumer, l’importance des enfants ne tient pas à leurs qualités morales ou à leur valeur intrinsèque, mais parce qu'ils assurent l'avenir du Peuple d’Israël.

2 - L’enfant dans les évangiles :

"Laissez les enfants venir à moi".
Toute autre va être la vision du Christ relatée dans les évangiles.
Le premier épisode concerne des enfants que l'on apporte à Jésus pour qu'il les touche (Marc 10,13-16). Est-ce leur respect pour leur Maître qui pousse les disciples de Jésus à écarter ces enfants bien trop insignifiants pour retenir son attention ? Est-ce parce qu’ils sont toujours sous l’influence de la tradition, qu'ils lui reprochent d'accepter leur présence ? Toujours est-il que leur réaction provoque l'intervention de Jésus : « Laissez les enfants venir à moi, ne les empêchez pas, car le Royaume de Dieu est à ceux qui sont comme eux» (Marc 10, 14).

Suit un enseignement sur l'accueil du Royaume de Dieu :
Marc 10,15 « En vérité, je vous le déclare, qui n'accueille pas le Royaume de Dieu comme un enfant n’y entrera pas ».
Après avoir montré que ce n'est pas en raison de leurs dispositions religieuses exceptionnelles que le Royaume de Dieu appartient aux enfants, Jésus indique ici le seul chemin possible pour « entrer dans le Royaume » : faire confiance, s'abandonner entres les mains de Dieu, se livrer à la toute puissance de son amour. Il complètera plus loin son enseignement : on n'entre pas dans le Royaume par ses propres mérites ou sa réussite dans la vie, mais par l’esprit pur d’un enfant : (Matthieu 5.3 Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux).

Matthieu :
18.01 À ce moment-là, les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : « Qui donc est le plus grand dans le royaume des Cieux ? »
18.02 Alors Jésus appela un petit enfant ; il le plaça au milieu d’eux,
18.03 et il déclara : « Amen, je vous le dis : si vous ne changez pas pour devenir comme les enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux.
Qui accueille en mon nom un enfant comme celui-là, m'accueille moi-même.


Un autre moment où Jésus parle d’enfants est rapporté dans les évangiles de (Mc Mt et Luc).

Matthieu :
18.4 C'est pourquoi, quiconque se rendra humble comme ce petit enfant sera le plus grand dans le royaume des cieux.
18.5 Et quiconque reçoit en mon nom un petit enfant comme celui-ci, me reçoit moi-même.

Luc :
9.47 Jésus, voyant la pensée de leur coeur, prit un petit enfant, le plaça près de lui,
9.48 et leur dit: Quiconque reçoit en mon nom ce petit enfant me reçoit moi-même; et quiconque me reçoit reçoit celui qui m'a envoyé. Car celui qui est le plus petit parmi vous tous, c'est celui-là qui est grand.


Dans ces récits, la place de l’enfant progresse à nouveau : non seulement la porte d’un autre monde lui est ouverte, mais aussi celle du monde des hommes. La course au pouvoir ou à la reconnaissance n’a pas lieu d’être : « Être » est la seule chose imortante.

L’enfant quitte définitivement le statut d’ignare malfaisant qu’il occupait dans l’ancien testament pour devenir un modèle. Si Dieu a créé l’homme avec un esprit simple, et s’il lui a donné les moyens de vivre tout simplement, dans le présent et en se contentant d’être à sa place, c’est pour qu’il soit le premier à accéder au "Royaume". La simplicité est la voie du bonheur, et vivre sa vie dans le bonheur, c’est être le premier, le meilleur.

Cependant, comme les adultes (en l’occurrence ses disciples) ne sont pas toujours capables de comprendre les choses évidentes, il précise sa pensée :

Marc :
9.33 Ils arrivèrent à Capharnaüm. Lorsqu'il fut dans la maison, Jésus leur demanda : de quoi discutiez-vous en chemin?
9.34 Mais ils gardèrent le silence, car en chemin ils avaient discuté entre eux pour savoir qui était le plus grand.
9. 35 Alors il s'assit, appela les douze, et leur dit : si quelqu'un veut être le premier, il sera le dernier de tous et le serviteur de tous.
9.36 Et il prit un petit enfant, le plaça au milieu d'eux, et l'ayant pris dans ses bras, il leur dit :
9.37 Quiconque reçoit en mon nom un de ces petits enfants me reçoit moi-même ; et quiconque me reçoit, reçoit non pas moi, mais celui qui m'a envoyé.

Marc 10.43 Il n'en est pas de même au milieu de vous. Mais quiconque veut être grand parmi vous, qu'il soit votre serviteur;
10.44 et quiconque veut être le premier parmi vous, qu'il soit l'esclave de tous.


En dehors d'un esprit simple, qu’est-ce qui différencie encore l’enfant de l’adulte ? N’ayant pas encore la force pour se battre ou combattre les autres, il possède l’intelligence pour apprendre, et il a tout à apprendre de la vie.

On constate l'évolution de la pensée humaine depuis le dieu du royaume de Juda, un dieu fédérant de nombreuses idoles et perdant sa compagne Ashera [cf : Les chemins de l'exode], puis celui narré dans les textes empruntés durant l’exil à Babylone.

Voir aussi : https://fr.wikipedia.org/wiki/Exil_%C3%A0_Babylone
https://fr.wikipedia.org/wiki/Royaume_de_Juda

Jésus de Nazareth :
Que sait-on réellement de Jésus ? Il n'a en effet laissé aucun écrit, et aucun de ses contemporains, si ce n’est ses disciples, n'a parlé de lui ni ne l’a représenté. Les textes eux-mêmes varient au fil des traductions : ainsi, dans certains textes, il est appelé Nazaréen (de Nazareth qui constitue une appellation « ethnique »), dans d’autres il est « nazorénien », c'est-à-dire « observant » (appartenant à une mouvance religieuse). Cette différence qui persiste dans les bibles grecques n’existe plus dans les Bibles traduites du latin.
Toutefois, bien qu’il n’existe pas de preuves formelles de l’existence de Jésus, sinon des histoires indirectes narrées durant la deuxième moitié du 1er siècle, il demeure impossible d’ignorer une mutation de la pensée de l’époque.
Que les paroles retranscrites dans les évangiles soient celles de cet homme, blasphémateur pour les juifs, prophète pour les musulmans, fils de Dieu pour les chrétiens, elles initient une transformation radicale de la façon de voir le monde et les relations humaines : les exclusions qui existaient dans la société de l’époque, comme celle qui touchait les enfants, sont dénoncées, et les multiples commandements (*) se réduiront à une seule injonction : « aimez-vous les uns les autres ».
Jean 15 9.17 Ce que je vous commande, c'est que vous vous aimiez les uns les autres.

(*) Selon le classement de Moïse Maïmonide, rabbin séfarade du XIIe siècle , 613 commandements dirigent les comportements. Ils sont divisés en 248 commandements positifs "tu feras", et 365 commandements négatifs "tu ne feras pas".

Voir aussi : http://www.dossiers-archeologie.com/numero-249/jesus-regard-l-histoire/judee-l-occupation-romaine.4170.php#article_4170
http://histoire-geographie.ac-dijon.fr/IMG/pdf/Les_rapports_entre_christianisme_et_Etat_romain1.pdf

Circonvolutions cérébrales :
Comment se forment les replis du cerveau ?
Le cerveau d’un foetus humain est lisse pendant les 20 premières semaines, puis sa surface commence à se replier sur elle-même. Ce phénomène se poursuit jusqu’à ce que l’enfant soit âgé d’environ 18 mois.
Les circonvolutions cérébrales, ces replis caractéristiques du cerveau, ont évolué pour augmenter la surface du cortex alors que le volume de la boîte crânienne limite son expansion. Ce mécanisme présente deux avantages : le pliage augmente la surface du cortex et, par conséquent, le nombre de neurones, et les distances à parcourir entre deux replis sont plus courtes, ce qui accélère les échanges.

Un repli contient plus de cellules, et les liaisons entre cellules sont plus courtes.


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Cependant, jusqu’à présent, nous ignorions tout de leur formation. Résultait-t-elle d’une organisation des neurones, ce qui suppose une évolution d’origine génétique, ou était-elle influencée par des forces physiques ?
Une équipe de la John A. Paulson School of Engineering and Applied Sciences de l’université de Harvard a créé un modèle 3D en gel d’un cerveau fœtal lisse, puis, il l’a recouvert d’une couche de gel élastomère pour reproduire le cortex. L’ensemble a été plongé dans un liquide faisant gonfler les régions plus profondes. En quelques minutes la compression interne a induit la formation de plis semblables à ceux de vrais cerveaux.

Ces similitudes, entre le modèle et un véritable cerveau, résident dans la forme qui semble orienter les plis dans des directions privilégiées.

Voir aussi : http://news.harvard.edu/gazette/story/2016/02/how-not-why-the-human-brain-folds/
https://www.seas.harvard.edu/news/2016/02/new-research-replicates-folding-of-fetal-human-brain

Suppression des synapses :
Les cellules cérébrales commencent toujours par former un excès de connexions. C’est ainsi que les études réalisées chez les primates, ont montré que les axones des cellules visuelles qui relient les deux yeux au cerveau se chevauchent initialement. C’est plus tard que les chemins vont se séparer pour définir des territoires dévolus au traitement de l’information provenant de chaque oeil. On constate d’autre part que, dans le cortex cérébral du jeune primate, les connexions entre les neurones sont plus nombreuses et deux fois plus denses que celles d’un primate adulte.
De même qu’au sein d’une forêt dense, les chemins utilisés rarement disparaissent rapidement, seules les connexions génératrices de signaux chimiques et électriques vont être conservées.
Nous retrouvons ici le même processus que celui qui existe au niveau de la mémoire : la fonction crée l’organe, mais c’est l’organisation qui crée son efficacité.

Voir aussi : https://www.neurosciences.asso.fr/V2/GrdPublic/pdf/FichesCerveau-Chapitre02.pdf

Les cinq âges du cerveau :
Les scientifiques distinguent cinq périodes dans le développement du cerveau.
La première période se situe au cours de la grossesse. Elle commence quatre semaines après la fécondation et se poursuit jusqu'à la naissance. Les premiers neurones se forment donc très tôt, dès le 28e jour de grossesse alors que l'embryon n'est pas plus gros qu'un grain de riz (5 mm). Ces neurones se reproduisent au rythme de 3000 nouveaux par seconde.

C’est ainsi qu’au sixième mois, le cerveau est constitué de 90 milliards de cellules. Dans le même temps, ils établissent une multitude de connexions dont certaines seront conservées tandis que d’autres devront disparaître : seules celles qui se révéleront utiles subsisteront. Ce processus d’élagage des cellules, indispensable pour assurer l’avenir de l’être vivant, est bien plus lent que le processus de leur multiplication : il va se poursuivre pendant plus de 20 ans.

Avant la naissance, et en raison de son immaturité, le cerveau du fœtus est peu capable de percevoir et d'enregistrer des évènements extérieurs : s’il les perçoit il n’est pas capable de les interpréter. C’est ainsi qu’aux environs du septième mois de grossesse, il entend la voix de sa mère, et se montre capable de la mémoriser. Des neurobiologistes ont pu ainsi démontrer que le bébé présente une préférence pour la voix de sa mère seulement 12 heures après la naissance : en effet, il va écouter plus attentivement une histoire lue par sa maman lorsque celle-ci la lui a déjà lue à plusieurs reprises durant les deux derniers mois de la grossesse.

La deuxième période qui débute à la naissance se poursuit jusqu'à 12 ans. Durant cette période, on observe une augmentation impressionnante du nombre de connexions, tandis que le cerveau montre sa capacité à répondre aux contraintes de l'environnement et à l’apprentissage.

La troisième période s'étend de 12 à 25 ans. C'est celui du grand élagage. Le cerveau de l'adolescent sélectionne et renforce certaines connexions tandis qu’il en supprime d'autres. Les modifications du comportement à cet âge (effacement du comportement instinctif et obéissance aux règles) vont surtout intéresser les régions cérébrales liées au comportement social.

Une quatrième période, beaucoup plus longue, lui succède et se poursuit jusqu’à 65 ans. Le cerveau est parvenu à maturité : durant cette période il évoluera peu et, contrairement à une croyance répandue, il ne perdra plus de neurones.
Malgré ce ralentissement des transformations, le cerveau va faire preuve durant toute la vie d'une grande plasticité, qui va lui permettre de toujours s’adapter aux nouvelles activités ou circonstances.
Concrètement si l’on apprend à jouer d'un instrument de musique, de nouvelles connexions vont s’établir entre les aires auditives et motrices du cerveau. Les chercheurs ont aussi découvert que, durant cette période, le cerveau conserve au moins dans deux régions (l'hippocampe et les parois des ventricules) la capacité de produire de nouveaux neurones à même d’améliorer l'apprentissage et la mémorisation.


La cinquième période commence aux environs de 65 ans. Les connexions entre neurones s’altèrent, induisant un déclin progressif des capacités cognitives. Cependant, à la fin de sa vie, le cerveau aura perdu moins de 5 % de ses neurones.

Voir aussi : http://www.francetvinfo.fr/replay-radio/info-sciences/les-cinq-ages-du-cerveau_1764707.html

Intensités sonores :
Niveau sonore d’une voix normale 45dB
On élève la voix : 80dB
On crie : 90dB

Magnétoencéphalographie :
La magnétoencéphalographie est une technique de mesure des champs magnétiques induits par l'activité électrique des neurones du cerveau.

Vision d'un aveugle de naissance :
Un aveugle de naissance qui pourrait recouvrer ultérieurement la vue grâce à une intervention chirurgicale, ne verrait pas pour autant, son cerveau n’ayant pas appris à reconnaître l’environnement visuel.
La vision sera recouvrée progressivement à partir d’une perception d’ombre et de lumière. D’abord des formes seront perçues, puis, plus tard, il distinguera des objets qu’i l va différencier, puis classer. C’est ainsi que des formes similaires vont se différencier en tabouret, table ou lit, suivant leur usage.

Avec l’apprentissage visuel, les formes son reconnues.

Tandis que le classement se fait, la mémoire cognitive se met en place.

Le sommeil du foetus et du nouveau-né :
– avant la naissance :
Grâce aux capacités nouvelles d’enregistrement du rythme cardiaque et des mouvements du fœtus par échographie, on a pu constater que le foetus présente des périodes d'immobilité et des périodes d'agitation. Des études, essentiellement hollandaises, ont montré que, dès la vingtième semaine, l’alternance d'activité et d'immobilité, d’une durée de 50-60 minutes est identique à celle du futur cycle de sommeil du nouveau-né. Sommeil agité (ou sommeil sismique) et sommeil calme se différencieront à partir de la 27ème semaines de gestation.

Selon Okai et coll, (1992) des périodes stables de sommeil agité (ou sommeil sismique) et de sommeil calme de plus de trois minutes, alternent entre 28 et 31 semaines de gestation.

A partir de la 35 ou 36ème semaine, ces deux types de sommeil alternent régulièrement; la période de sommeil agité s’allonge : elle représente environ 65% du temps de sommeil. Les états de veille sont quasi inexistants.

– Lors de l'accouchement :
Les états de vigilance pendant l'accouchement
À partir de 1970, des électroencéphalogrammes réalisés pendant des accouchements normaux ont permis d'observer que le futur nouvau-né dort. Il ne se réveille qu'au moment où les contractions utérines de l'expulsion sont les plus fortes.

– Après la naissance :
Un nouveau-né dort en moyenne 16 heures par jour. Peu sensible à l'environnement lumineux,, il n'a pas immédiatement de rythme jour-nuit.

Les cycles de sommeil, d’une durée moyenne de 50 à 60 minutes, sont constitués d'une période de sommeil agité et d'une période de sommeil calme.
Tant que le rythme circadien (alternance jour – nuit) n’est pas établi, le sommeil du nouveau-né est morcelé par des éveils toutes les 3-4 heures : on parle alors de rythme ultradien.

Le nouveau-né s'endort presque toujours en sommeil agité. Cette phase succède généralement à une phase d'éveil calme. Les périodes d'éveil ne sont pas dépendantes de l'alimentation, en effet, les enfants nourris par perfusion ou sonde gastrique, se réveillent eux aussi toutes les 3-4 heures.

Si l’on compare le sommeil agité du nouveau-né à celui du sommeil paradoxal de l’adulte, on constate que son sommeil agité représente environ 50% du sommeil total (soit 8 heures en moyenne), alors que le sommeil paradoxal de l’adulte est seulement de 2 heures environ.

Le sommeil de l'enfant de moins de 3 mois.
C’est au cours des trois premiers mois que le sommeil va se transformer de la façon la plus importante. Peu à peu, grâce à l’alternance du jour et de la nuit, et la régularité des activités qui lui sont proposées (repas, coucher…), vont apparaître toutes les composantes du sommeil de l'adulte:

À partir de 2 mois, l’étude de son activité électroencéphalographique va permettre d’observer l’installation de plusieurs stades équivalents du sommeil lent léger et du sommeil profond de l'adulte.

Voir :
https://sommeil.univ-lyon1.fr/articles/challamel/rythmes/foetus.php
https://sommeil.univ-lyon1.fr/articles/challamel/rythmes/accouchement.php
https://sommeil.univ-lyon1.fr/articles/challamel/rythmes/premiermois.php
https://sommeil.univ-lyon1.fr/articles/challamel/rythmes/troismois.php
www.ipubli.inserm.fr/bitstream/handle/10608/178/?sequence=8

Les phases du sommeil chez l'adulte :
Le cycle du sommeil est divisé en quatre stades différents :
- l’endormissement
- le sommeil lent léger
- le sommeil lent profond
- le sommeil paradoxal qui termine le cycle

Trois à cinq cycles, d’environ 1h30 à 2h vont ainsi se succéder durant la nuit.
Au sein d’un cycle, la durée de chaque stade varie en fonction du moment de la nuit.

L’endormissement :
La respiration devient plus lente, les muscles se relâchent, la conscience diminue. Durant ce stade de demi-sommeil, les muscles peuvent montrer de petites contractions, souvent avec l’impression de tomber dans le vide.

Le sommeil lent léger, stade 2
Il n’est pas très profond et occupe à peu près 50% du temps de sommeil total. Les activités oculaire et musculaire se réduisent. Un bruit ou une lumière suffisent à réveiller le dormeur durant cette période. La personne se souvient avoir dormi.

Le sommeil lent profond, stades 3 et 4 :
Le dormeur est davantage isolé du monde extérieur : il va être plus difficile de le réveiller durant cette phase. C’est le moment du cycle où le dormeur récupère de la fatigue physique de la journée. Le cerveau émet des ondes lentes et amples. Le sommeil lent profond occupe environ 20% du sommeil total.
Le sommeil paradoxal (REM) :
Cette phase est appelée « sommeil paradoxal » car l’individu présente à la fois des signes de sommeil très profond et des signes d’éveil (une respiration irrégulière, rythme cardiaque élevé, des expressions du visage et des mouvements oculaires). Ces signes qui évoquent l’éveil sont (…) le plus souvent accompagnés du rêve.
Le rêve n’est toutefois pas dépendant de cette seule phase, il peut également se produire, quoique dans une moindre mesure, pendant la phase de sommeil profond. Dans ce cas, on ne s’en souviendra pas.
Cette phase représente environ 25% du temps de sommeil total. A la fin d’une phase de sommeil paradoxal survient une période de micro-éveil,

Régulation du sommeil :
Le sommeil est régulé de deux manières différentes :
– la régulation homéostatique qui permet à l’organisme de réguler son équilibre interne : ainsi, le besoin d’une certaine quantité de sommeil réparateur entraîne une augmentation du temps de récupération après une nuit d’insomnie.
– la régulation circadienne : sous le contrôle de notre horloge biologique, elle-même soumise à l’alternance jour-nuit, elle impose des rythmes. Le besoin de sommeil est à son maximum entre 1h et 5h du matin.

https://sommeil.univ-lyon1.fr/articles/challamel/sommenf/nuit.php

Chez l’adulte, la durée d'un cycle se montre très stable tout au long de la vie. L’observation de la durée d’une nuit permet de dire si le sujet dort par cycle de 90, 100, 110 ou 120 minutes.
Parfois, l’enchaînement des cycles ne se fait pas au cours de la nuit : un micro éveil pourra se prolonger. Un grand nombre de dormeurs connaît l'éveil de 4 à 6 heures du matin, avant de se rendormir e profondément.

Les caractéristiques du sommeil se modifient tout au long de la nuit.
Les deux premiers cycles comportent la presque totalité du sommeil lent profond. Au contraire le sommeil lent léger et le sommeil paradoxal sont plus importants en fin de nuit. La durée des périodes de sommeil paradoxal s'allonge progressivement à chaque cycle, et s’accompagne de mouvements oculaires plus importants.

La quantité de sommeil lent profond dépend de la durée de l'éveil, et de la fatigue accumulée. Après une intense activité physique, la durée de sommeil lent profond sera plus importante Au contraire, une sieste la réduira. Important pour la récupération générale de l’organisme, le sommeil lent profond sera toujours privilégié en cas de privation de sommeil. Avec l’âge, il se réduit au bénéfice du sommeil lent léger, donnant parfois l’impression d’avoir mal ou peu dormi.

Lors de la période de micro-éveil qui survient entre chaque cycle, à la fin du sommeil paradoxal, et s’il ne se rendorment pas immédiatement, les plus attentifs pourront bien souvent se remémorer un rêve. Les sujets masculins constateront qu’ils sont en érection.

Contrairement au sommeil lent profond, la durée du sommeil paradoxal dépend non de l’activité diurne, mais de la durée totale de la nuit de sommeil. En cas de privation de sommeil, le temps de sommeil paradoxal ne se rattrapera que si le sommeil lent profond a permis une complète récupération.

http://www.cenas.ch/le-sommeil/comprendre-le-sommeil/phases-du-sommeil/

Représentation symbolique :
Un stade majeur de l’évolution de la pensée est celui de l’acquisition de la représentation symbolique : le cerveau devient capable de se représenter des réalités absentes et d’utiliser ces représentations pour organiser une action.

Le développement de cette fonction symbolique existe déjà chez les animaux. Chez l’homme, elle est complétée par la capacité d’évoquer des objets ou des situations non perçues, au moyen de signes ou de symboles. Cette évolution est permise par la mise en mémoire préalable de l’objet perçu : l’objet continue d’exister hors du champ de perception.

Auparavant (avant 2 ans), l’enfant ne trouvait de réponses aux situations que par tâtonnements. Cette étape franchie, il va progressivement développer une capacité à intérioriser l’action avant de l’effectuer. Il va ainsi pouvoir imaginer l’action et effectuer virtuellement des essais successifs, évitant ainsi les risques d’erreurs en situation réelle. L’enfant devient alors capable de différencier un objet absent de sa représentation vocale ou symbolique.

Cette nouvelle faculté s’affine grâce à l’acquisition du langage, du dessin, de la pratique des jeux de fiction...

Sa capacité de représentation permet à l’enfant de reproduire symboliquement le réel, l’imiter ou le transformer. Les jeux ne sont plus seulement fonctionnels, guidés par les organes sensoriels :l’enfant accède désormais aux événements du passé et peut anticiper ceux de l’avenir. Alternant en permanence entre observation et fiction, il joue à être « papa » ou « maman » en imitant ses parents, il joue aussi à la guerre, expérimentant d’une autre manière des événements vécus ou entendus.

Le développement de la mémoire est un élément indispensable à l’élaboration de la représentation symbolique et à l’anticipation des situations.

Reconnaissance et mémorisation de différents objets

Représentation et anticipation à partir de symboles

8 intelligences :
Les différents types d'intellignce selon Howard Earl Gardner (né en 1943 à Scranton - EU), psychologue du développement, père de la théorie des intelligences multiples.

1. L'intelligence linguistique... elle confère la capacité à manier les combinaisons de mots, que ce soit pour s’instruire, communiquer, ou même influencer.
2. L'intelligence logico-mathématique... elle est la capacité à penser de façon abstraite.
3. L'intelligence spatiale... elle permet de visualiser, se repérer dans l’espace.
4. L'intelligence musicale... elle permet d’entendre et d’exploiter les sons et le rythme de la musique.
5. L'intelligence corporelle-kinesthésique... elle est liée à la conscience du corps et à ses capacités motrices.
6. L'intelligence interpersonnelle... liée à l’empathie, elle permet des interactions sociales faciles et favorise le travail d'équipe.
7. L'intelligence intrapersonnelle... liée à la représentation de soi, elle permet de décrypter ses émotions, avoir conscience de ses besoins et de ses désirs
8. L'intelligence naturaliste : elle permet de classer les objets, de les différencier en catégories. C’est elle qui permet à l’homme de comprendre le monde dans lequel il vit.
9. L'intelligence existentielle se définit comme l’aptitude à se questionner sur le sens et l’origine des choses. C’est l’intelligence des philosophes et des penseurs

Voir aussi : https://csaffluents.qc.ca/im/PDF2005/ens_outils/Descr_8intell_ill270105.pdf

Intelligence des animaux :
Si les animaux ne se distinguent pas par le langage, ils possèdent toutefois, à un degré moindre, toutes les capacités dont s’enorgueillit l’être humain.
Bien que leurs capacités linguistiques soient limitées, ils possèdent un langage, celui des signes ou des vocalises qui leur permet de communiquer des informations, par exemple sur la présence d’un prédateur.
Concernant l’intelligence logico-mathématique, ils sont capables de compter, ne serait-ce que pour adapter leur réaction à un nombre varié de prédateurs .
L’intelligence spatiale est mise en évidence, chez les prédateurs, par leurs techniques de chasse.
Peut-on parler d’intelligence musicale chez les oiseaux ? Si les sons émis représentent pour nous des mélodies dépourvues de sens quoique agréable à entendre, ils sont pour eux à la fois une mélodie pour séduire la belle, mais aussi un langage permettant d’informer de leur présence des rivaux potentiels, ou d’organiser les interrelations au sein de la famille ou du groupe.
Inutile de s’attarder sur l’intelligence corporelle qui lui permet d’exploiter ses capacités, qu’il soit oiseau ou mammifère.
L’intelligence interpersonnelle facilite l’organisation des groupes,
Quant à l’intelligence intra personnelle, elle est indispensable pour survivre, en connaissant ses besoins, mais aussi en éprouvant la peur.

Voir : http://www.pourlascience.fr/ewb_pages/a/article-l-intelligence-animale-un-concept-flou-37168.php#kMprv1FGZwthY3BF.99

NdA :
On peut s’interroger sur cette dissociation. Si elle est évidente dans certains états pathologiques (schizophrénie, autisme…), peut elle être reconnue chez les sujets « normaux », c'est-à-dire dont le comportement est conforme à celui de la groupe d’appartenance ?
Il suffit pourtant d’observer le comportement d’un « marchand de canons » : focalisé sur ses bénéfices, a-t-il conservé un soupçon d’empathie pour les familles détruites par les bombes. Un membre d’une secte dont tous les membres pensent de façon identique a-t-il conscience qu’en dehors de sa sphère, d’autres hommes détiennent une autre vérité ? Plus couramment, un chef d’état porté sur l’économie de marché et l’inégalité sociale a-t-il conscience des hommes qui sont le vrai moteur de cette économie ? Inversement, le même chef d’état porté sur l’assistance sans contrepartie, a-t-il conscience que l’effort collectif participe du bien être de chacun ?

Cellule précurseur :
Dans la transformation évolutive qui mène de la cellule souche à la cellule mature, on distingue plusieurs stades :
– la cellule souche totipotente est une cellule capable de se différencier en tous les types de cellules qui constituent l’organisme,
- la cellule souche pluripotente, capable de donner tous les types cellulaires, saufs les annexes embryonnaires qui n'appartiennent pas à l'embryon mais participent à la vie intra-utérine (placenta).
- la cellule souche multipotente, à même de donner différents types de cellules dans le cadre d’une lignée précise de cellules,
– la cellule précurseur, stade où la cellule est déjà pleinement orientée,
– et enfin la cellule mature.

Elagage :
Ce processus d’élagage se poursuivra jusqu’à l’âge de 20 à 25 ans : les connexions liées à des connaissances inutiles ou des situations inexistantes ne sont pas conservées.
En effet, grandir et se développer, c'est apprendre à inhiber ou éliminer certains comportements, en particulier ceux qui ne sont pas indispensables.
La suppression peut être temporaire (action inhibée), ou définitive (les synapses inutiles sont supprimées).

Myéline :
La myéline est une substance constituée principalement de lipides (70 %) dont les couches alternent avec des couches de protides (30 %). Cette substance, contenue dans les cellules de Schwann et dans les oligodendrocytes, sert à isoler et protéger les fibres nerveuses, comme le fait l’enveloppe plastique des fils électriques.
Au niveau du système nerveux central, ce sont les oligodendrocytes qui assurent cette fonction.
Au niveau des axones périphériques ce sont les cellules de Schwann. Elles constituent une gaine qui se présente sous la forme d’un manchon discontinu : chaque cellule est séparée de la suivante par un espace où l’axone est à nu : le nœud de Ranvier. L’influx nerveux va se propager en sautant d’un nœud à l’autre : ce mode de conduction nerveuse est utilisé la ou la vitesse d’un influx doit être rapide.

Cortex préfrontal médian :
Le cortex préfrontal est le siège de diverses fonctions exécutives : la logique, la planification, la stratégie, et le raisonnement.

Il est aussi présent à toutes les étapes du processus de mémorisation (encodage, consolidation, rappel). Le contrôle qu’il exerce lui permet à la fois de focaliser l'attention, d’apprendre en mémorisant des données nouvelles, mais aussi d’inhiber les informations parasites.

Le cortex préfrontal est divisé en trois régions distinctes :
- le cortex préfrontal dorsolatéral : correspondant aux aires 9 et 46 de Brodmann, il est impliqué dans la mémoire de travail, la planification, le contrôle moteur et dans certaines fonctions intellectuelles supérieures.
- le cortex préfrontal ventrolatéral : correspondant aux aires 44, 45 et 47 de Brodmann , il participe également à la mémoire de travail, à la planification, et au contrôle moteur. Il intervient également dans le maintien de l'attention.
- le cortex préfrontal orbitofrontal : il correspond aux aires 10 et 11 de Brodmann. Son rôle serait de réguler les autres fonctions cérébrales.

Au sein de cet ensemble, le cortex préfrontal médian est la partie du cortex préfrontal qui sert d’interface entre les systèmes cognitifs et émotionnels. C’est en son sein que les émotions seraient expérimentées consciemment.
A partir de 2001, plusieurs auteurs (Daw et O’Doherty) observent dans le cortex orbitofrontal médian une activité en rapport avec l’amplitude de la récompense obtenue après une action spécifique.
Le terme "récompense" s’entend ici comme n’importe quel bénéfice pour lequel un sujet est prêt à dépenser de l’énergie. Il repose davantage sur la motivation ("je veux") que sur le plaisir ("j’aime").

Activations du cortex prefrontal median
lors de l'obtention d'une récompense.

Voir aussi : http://psychologie-cognitive.blogspot.fr/2013/03/lafontaine-et-lippe-2011-le-role-du.html
www.enfant-encyclopedie.com/sites/default/files/docs/.../Glossaire_Cerveau_CPM.pdf
http://sapience.dec.ens.fr/cogmaster/www/doc/MEMOIRES/2010_EKOVICH_Muriel.pdf

Noyau caudé :
Le noyau caudé d'origine télencéphalique est l'un des trois principaux composants des ganglions de la base, avec le putamen et le globus pallidus. Noyau caudé et putamen constituent une unité fonctionnelle : ils sont tous deux la voie d'entrée pour les informations en provenance du cortex. Une fois traitées, ces informations repartiront vers le cortex moteur en passsant par le thalamus.
Ces ganglions ont un rôle indirect dans le système moteur : ils contrôlent la quantité de mouvements effectués. Leur dysfonction entraîne une perte ou un excès de mouvements correspondant au syndrome parkinsonien ou à la chorée de Huntington.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Noyau_caud%C3%A9Le noyau caudé d'origine télencéphalique
http://www.medecine.unige.ch/enseignement/apprentissage/module3/pec/apprentissage/neuroana/1/1.20/1205.htm

2 - Développement des capacités de l’enfant :

NDE : (Near death experience – experience de mort imminente)
Dans les NDE, certaines fonctions du cerveau s'affaiblissent, et le sujet perd le contrôle visuel de son environnement qui s'exerce lorsqu'il est éveillé. Il semble alors que, dans cet état, le cerveau utilise certaines capacités primitives, tout en les interprétant avec ses connaissances du moment.
C’est ainsi qu’en dehors de tout contrôle visuel, le cerveau va conserver la mémoire du lieu où il se trouvait lors du traumatisme et se représenter dans ce même lieu. Grâce aux sons qui lui parviennent il va percevoir des sauveteurs autour de lui et pouvoir les localiser.


Mémoire et sons recréent la scène

Si des odeurs pharmaceutiques lui parviennent, son cerveau imaginera qu’il a été transporté dans un hôpital. Les déplacements et dialogues entre membres du personnel soignant le situeront dans une salle d’opération. S’il vient à perdre la sensation tactile du lieu où il repose, il percevra qu’il a quitté son corps et sa mémoire lui permettra même de reconstituer l’image de son corps reposant en dessous de lui [cf : Les interprétations erronées de la conscience].

La perception d’odeurs va changer la scène et le lieu.

De même, la perte de la sensation tactile va donner l’illusion de survoler la scène.

Ces manifestations, de l’ordre de l’hallucination passagère, se produisent généralement avant que des lésions irréversibles n’apparaissent ; elles traduisent simplement un fonctionnement du cerveau qui reconstitue la réalité sans avoir accès à la totalité de ses sens. Certaines techniques de méditation peuvent elles aussi provoquer passagèrement expériences de sortie du corps ou OBE (out of body experience ).

Comment l’expliquer ?
Si l’on ferme les yeux, on peut constater la disparition progressive de la perception du contact de son corps sur un siège : la sensation de flotter dans l’espace peut alors survenir.
Ce mécanisme, qui se produit durant l’éveil, est similaire à celui qui déclenche l’imagerie des rêves. En effet, dans le rêve, le sujet est dissocié de ses sensations corporelles et l’imagerie peut alors se développer sans entrave.
Au cours du sommeil paradoxal, la suppression des afférences somatiques libère l’imaginaire, un imaginaire le plus souvent très proche de la réalité.

Voir aussi : https://www.courrierinternational.com/article/2007/08/24/parle-a-mon-corps-ma-tete-est-ailleurs
http://www.francetvinfo.fr/sciences/experience-de-mort-imminente-que-dit-la-science_715079.html
http://lecerveau.mcgill.ca/flash/capsules/outil_bleu26.html

Vision des bébés :
Une étude menée par l’équipe de Svein Magnussen à l'université d'Uppsala de Stockholm (Suède), a permis de simuler l'environnement visuel du bébé à partir de l’hypothèse suivante : si les adultes sont incapables d'identifier l’expression d’un visage, on peut supposer qu'un nouveau-né en est tout aussi incapable.
Dans ce but, une vidéo présentait des visages exprimant successivement différentes émotions (joie, colère, etc.). A une distance de 30 cm, les 48 participants ont correctement identifié les expressions faciales. A 60cm, l’identification est devenue plus difficile, pour s’avérer impossible à partir de 120 centimètres.
Cette équipe a ainsi pu déterminer que les bébés peuvent percevoir les expressions faciales de leur entourage, bien avant que leur vision leur permette de reconnaître les détails de leur environnement.
Toutefois, ces mêmes chercheurs n’ont pu déterminer si ce qu’ils voient a du sens pour eux.

Svein Magnussen/ Journal of Vision

https://www.sciencesetavenir.fr/sante/comment-les-nouveau-nes-percoivent-le-monde_29229

Neurones miroirs : Etudiés chez le singe, ils sont localisés dans le cortex prémoteur (région impliquée dans la planification et l’organisation des mouvements volontaires). Ces neurones s'activent aussi bien lorsque le singe manipule un objet que lorsqu'il se contente d'observer un autre singe manipuler l'objet.

Reconnaissance des visages :
Chez l’adulte, l'identification des visages dans la vie quotidienne implique plusieurs niveaux de traitement. Tout d’abord un traitement perceptif (reconnaissance des caractéristiques du visage (yeux, nez, bouche…), puis un traitement cognitif (reconnaissance des expressions, imitation, mémorisation…) allant jusqu'à la compréhension des intentions d'autrui.

Anatomie du cortex ventral occipito-temporal.

Voir également prosopagnosie : http://www.cerveauetpsycho.fr/ewb_pages/a/article-la-reconnaissance-des-visages-18752.php
https://hal.archives-ouvertes.fr/tel-01415376/document

Emotions :
Devant une scène inquiétante, une petite région cérébrale, , l’amygdale, située dans le lobe temporal de chacun des hémisphères cérébraux, s’active. Pièce maîtresse de notre cerveau émotionnel, elle est reliée à de très nombreuses régions cérébrales qui provoquent des effets physiologiques.

Comment se réalise ce processus ?
La rétine du spectateur envoie les informations au corps genouillé latéral du thalamus, lequel les traite, puis en transmet une partie au cortex visuel qui les redistribue à différentes zones corticales, dont l’amygdale.





D’autre part l’amygdale a reçu des informations en provenance des zones auditives qui ont traité elles aussi d’autres composantes de la scène.
Si les signaux sont cohérents, l’amygdale réagit fortement. C’est alors qu’elle va activer tout un ensemble de réseaux neuronaux (hypothalamus, tronc cérébral et cortex), déclenchant la réponse du système nerveux périphérique, et en particulier du système nerveux végétatif qui commande un grand nombre de fonctions somatiques (cœur, appareil respiratoire, glandes sudoripares…).
La réaction émotionnelle est non seulement immédiate, mais elle précède même la prise de conscience.

Parallèlement à cette voie, l’évolution a sélectionné une « voie rapide » qui courcircuite le cortex et semble relier directement un noyau du thalamus, le pulvinar, à l’amygdale.
C’est cette voie qui permet de percevoir le contenu émotionnel d’une scène et d’y réagir avant même de prendre conscience de son contenu visuel [cf : la vision aveugle].

On met en évidence cet état émotionnel grâce a la mesure des rythmes cardiaque et respiratoire, la conduction de la peau (modifiée par la sudation provoquée par l’émotion), et la mesure du cortisol (hormone de stress) dans la salive.
Toutefois, à partir de mesures physiologiques, il est impossible de déterminer, quelle émotion a été ressentie. Ainsi, si l’on donne de l’adrénaline à un individu, on obtient bien des effets physiologiques, mais il n’éprouvera pas obligatoirement une émotion, voire une émotion différente de celle normalement associée à la molécule. De fait, c’est l’évaluation cognitive de la scène qui détermine le type d’émotion vécue.

Par contre, l’observation des activations cérébrales permet de distinguer deux grands ensembles d’émotions, correspondant chacun à un hémisphère cérébral.
Richard J. Davidson directeur du laboratoire de neurosciences affectives de l’université de Wisconsin – Madison aux États-Unis a pu montrer que le cortex frontal gauche est davantage impliqué dans les émotions qui aboutissent à un comportement d’approche, qu’il s’agisse d’une émotion « positive » où l’on s’approche pour câliner, ou « négative » où l’on s’approche pour frapper.
A l’inverse, les émotions qui engendrent un comportement d’évitement (peur, dégoût…), activent davantage le cortex frontal droit.

On a longtemps cru que le rôle de l’amygdale était limité à la peur. En réalité, si l’on ôte les deux amygdales d’un singe, il devient totalement placide, et mange même les aliments qu’il détestait auparavant.
Des lésions partielles de l’amygdale chez l’homme, peuvent induire des réponses émotionnelles inappropriées (diminution de la peur, perte de la signification émotionnelle des objets ou augmentation du comportement d’approche).

De plus en plus de travaux montrent que l’amygdale traite toutes les émotions, et qu’elle assure un rôle d’évaluation des stimuli pertinents liés à nos cinq sens (visuel, auditif, tactile, olfactif ou gustatif).: elle est pour cela en relation avec le cortex orbitofrontal (COF).
C’est ainsi que des lésions du cortex orbitofrontal provoquent diverses altérations du comportement, en groupe (violence, perte de contrôle…), ou difficulté à prendre des décisions.
Il existe beaucoup plus de connexions qui vont de l’amygdale vers le cortex que l’inverse : on peut en déduire que l’amygdale influence davantage nos processus corticaux volontaires que notre volonté ne peut agir sur nos émotions. Des injonctions comme : « ne sois pas triste ! » « ne t’énerves pas ! » montrent à quel point il peut être difficile de maîtriser ses émotions.

Texte.

Img : http://traumapsy.com/Ce-qui-se-passe-dans-notre-cerveau.html

Jean William Fritz Piaget : ( 1896 - 1980), Biologiste, psychologue, logicien et épistémologue d’origine suisse, il est connu pour ses travaux en psychologie du développement et en épistémologie à travers ce qu'il a appelé l'épistémologie génétique (ou structuralisme génétique).
L'épistémologie (du grec « connaissance vraie, science » et « discours ») désigne deux concepts :
- dans le monde francophone : l'étude critique des sciences et de la connaissance scientifique ;
- dans le monde anglo-saxon : l'étude de la connaissance en général.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Piaget

Alina Szeminska : ( 1907 – 1986) Psychologue et professeur d'université polonaise, elle a initié, avec Jean Piaget, l'étude de la numérosité et des capacités de l'enfant à construire des représentations mentales, indépendamment des objets, de leur diversité, et aussi de leur propriété perceptive.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Alina_Szeminska

Karen Wynn est Professeur de Psychologie et de Science Cognitive à l’Université de Yale.
Dans l’expérience qu’elle a conçu, les nourrissons sont placés devant un théâtre de marionnettes.
Rideau ouvert, une première poupée est présentée, puis un écran vient la masquer. Le nourrisson observe alors le chercheur placer une deuxième poupée à côté de la première, derrière l'écran.
Lorsque l'écran se relève, il devrait donc y avoir deux poupées, or, il n’y en a qu’un seule (1+1=1).
A l’inverse, trois poupées (le chiffre peut varier) sont présentées, et l’une d’elles retirée derrière l’écran, au vu de l’enfant.
Lorsque l'écran se relève, il devrait donc y avoir deux poupées, or, il y en a toujours 3 (3-1=3).

Durant l’expérience, les temps de fixation oculaire du nouveau-né sont mesurés. On constate alors que ces temps augmentent, indiquant que son attention augmente au vu de l’événement anormal, c'est-à-dire lorsque le résultat obtenu ne correspond pas au résultat d’une addition ou d’une soustraction correctes.

De ces observations, K. Wynn a pu en conclure que les enfants de quatre et cinq mois ont une perception précise du nombre, et pas seulement une perception vague entre unique et plusieurs. De plus, pour réussir l’épreuve, les bébés doivent avoir acquis la permanence de l'objet. Ces expériences interrogent sur la nature de ces compétences : relèvent-elles de processus cognitifs et arithmétiques ou sont-elles de nature perceptive ?

Paradigme d’habituation-déshabituation :
Protocole expérimental pour étudier la mémoire du nourrisson. Il repose sur l’intérêt des bébés pour la nouveauté.
On présente au bébé un stimulus et on observe s’il le regarde plus ou moins longtemps. Un temps d’observation qui se réduit indique que son intérêt pour ce stimulus décline,: c’est la phase d’habituation.
Après une pause plus ou moins longue, si le stimulus est à nouveau présenté, on constatera que le bébé reconnaît le stimulus lorsque le temps de fixation visuelle augmente à nouveau : c’est la phase de déshabituation.
(Paradigme : vient de montrer, comparer, désigner).

Le cortex préfrontal est la partie antérieure du cortex du lobe frontal du cerveau, située en avant des régions prémotrices.


Cette région est le siège de différentes fonctions cognitives dites supérieures (langage, mémoire de travail, raisonnement, et de manière générale, fonctions exécutives). C'est aussi la région du goût et de l'odorat. C'est l'une des zones du cerveau qui a subi la plus forte expansion au cours de l'évolution des primates jusqu'aux hominidés.

Voir aussi : https://fr.wikipedia.org/wiki/Cortex_pr%C3%A9frontal

Numération :
Les Pirahãs sont les membres d'une tribu de chasseurs-cueilleurs d'Amazonie, vivant principalement sur les rives du rio Maici, au Brésil. Leur nombre s'est considérablement réduit depuis plusieurs décennies (en 2004, leur nombre était de 340), et leur culture est menacée de disparition. Leur langue (le pirahã) est un des piliers de leur culture et de leur identité. C'est une langue qu'ils peuvent siffler, et c'est d'ailleurs de cette manière qu'ils communiquent lors de leurs chasses dans la jungle.
Ils n'ont pas de vocabulaire pour décrire les nombres et ne comptent que jusqu'à deux. Selon les chercheurs, ils seraient incapables d'apprendre des notions de calcul.

Voir aussi : https://fr.wikipedia.org/wiki/Pirah%C3%A3

Cervelet :
Le cervelet n'est pas à l'origine du mouvement qui dépend des aires motrices, mais il contribue à la coordination et la synchronisation des gestes, permettant des mouvements précis. Il coordonne les signaux en provenance des différentes régions sensorielles, (…) ainsi que de la moelle épinière pour régler l'activité motrice.
Les lésions qui peuvent survenir provoquent des troubles dans la précision des mouvements, l'équilibre, la posture et l'apprentissage moteur.
Son champ d’action est très large, et il intervient dans le langage, l'attention, l'imagerie mentale, et la régulation des réactions de peur et de plaisir.
Ce champ d’action inattendu pourrait permettre d’envisager que ces capacités que l’on prête généralement aux seules espèces évoluées pourraient déjà être en place chez les espèces plus primitives.
Selon Kenji Doya (Institut des sciences d’Okinawa - Japon), cet organe serait un dispositif d'apprentissage automatique, où des règles sont instaurées à partir d'une base de données d'apprentissage à partir d’expériences vécues.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Cervelet